What If?

That’s a neat coincidence I’ve never noticed before—a cubic mile happens to be almost exactly (4/3)π cubic kilometers, so a sphere with a radius of X kilometers has the same volume as a cube that’s X miles on each side.

– Randall Munroe sur son blogue What If ?

Le mile équivaut à un tiers d’une lieue qui correspondait, selon Wikipedia, à la distance que peut parcourir un homme à pied ou un cheval en une heure.  Ah ces unités loufoques ! Ne pas confondre avec le mile marin dont la longueur correspond à celle d’un arc d’une minute d’angle mesuré à l’équateur.

Réciproque

Lewis Carrol was the pen name for mathematician C. L. Dodgson.  He wrote mathematics books under his own name, but invented his pseudonym by translating his first two names, Charles Lutwidge, into Latin, producing Carolus Lodovicus, which he then Anglicised and reversed in order.

Siobhan Roberts (2006), King of Infinite Space : Donald Coxeter, the Man Who Saved Geometry

La loi des sinus (étendue)

Grâce notamment aux logiciels de géométrie dynamique, il est tout à fait remarquable de faire découvrir aux élèves que dans n’importe quel triangle, le plus grand côté est toujours opposé au plus grand angle et le plus petit côté au plus petit angle.Il est intéressant, à ce moment, de se demander si les côtés opposés et leurs angles respectifs sont dans le même rapport : en d’autres mots, est-ce qu’on aA=?bB=?cCLa réponse est bien entendue négative. En réalité, les côtés opposés sont proportionnels non pas aux angles mais aux sinus des angles. C’est la loi des sinus asin(A)=bsin(B)=csin(C)La question est :

Que représente ce rapport entre les côtés opposés et les sinus des angles ?

Avant d’y répondre, et à des fins de complétude pour ce blogue, voici la preuve « cassique » de la loi des sinus telle que vue généralement en quatrième secondaire. Dans un triangle ABC, on trace la hauteur CD que l’on nomme h.On a d’une part, dans le triangle ACD,sin(A)=hbh=bsin(A)et, d’autre part, dans le triangle BCD, sin(B)=hah=asin(B)En comparant les expressions obtenues pour la hauteur, on a asin(B)=bsin(A)ou de manière équivalente asin(A)=bsin(B)et la preuve est essentiellement complète puisqu’il est possible de répéter la manœuvre avec la hauteur relative au côté c et par transitivité, on obtient le résultat attendu. La démarche est la même si l’angle est obtus
puisque dans ce cas, les angles CAD et CAB sont supplémentaires et les sinus d’angles supplémentaires sont égaux sin(CAD)=sin(180CAD)Ainsi on a sin(CAD)=sin(CAB)

Que représente ce rapport ?

Maintenant, pour répondre à la question, on considère un triangle ABC et son cercle circonscrit de centre O. On trace le diamètre CD.

On pose le rayon égal à r. En d’autres mots, mmCD=2rL’angle CBD est droit puisque le triangle CBD est inscrit dans un cercle et l’un de ses côtés est un diamètre. On a donc sin(D)=amCD=a2rOr, les angles D et A sont isométriques puisqu’ils interceptent le même arc. En substituant, on obtient sin(A)=a2rou de manière équivalente 2r=asin(A)En procédant de façon analogue, en considérant les autres angles, on obtient (le cercle circonscrit au triangle étant unique) 2r=bsin(B)et 2r=csin(C)et donc 2r=asin(A)=bsin(B)=csin(C)ce qui complète la preuve. On sait maintenant que le rapport constant entre les côtés opposés et les sinus des angles dans la loi des sinus est égal au diamètre du cercle circonscrit ! Et encore une fois, si le triangle est obtusangle, comme dansalors pas de problème ! Les angles A et D sont supplémentaires puisqu’ils sont des angles opposés dans un quadrilatère inscrit dans un cercle (Proposition III.22 des Éléments d’Euclide). Et comme les sinus d’angles supplémentaires sont égaux, on a bien sin(D)=sin(A)